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Les adventistes mettent sur pied des campagnes anti-abus à travers toute l’Amérique du Sud

Les adventistes mettent sur pied des campagnes anti-abus à travers toute l’Amérique du Sud

Les adventistes du Brésil défilant dans l’une des douzaines de parades organisées à travers toute l’Amérique du Sud afin de promouvoir la prévention contre les abus, le samedi, 24 Août.

Ce programme de coordination est la plus grande démonstration de l’initiative de l’Eglise Adventiste Mondiale

August 29, 2013 | Brasília, Brazil | ANN staff

Des milliers d’adventistes sont descendus dans les rues, dans des dizaines de villes d’Amérique du Sud, en tant qu’activistes contre les abus, samedi dernier.

La campagne de l’Eglise « Breaking The Silence/Rompre le Silence » a attiré des marcheurs et des motocyclistes le long des avenues. Des pièces ont été présentées sur les places en partenariat avec des écoles de district et des agences de santé publique afin d’entamer des dialogues à caractères préventifs et éducatifs au sujet de la violence domestique, des abus sexuels et du bizutage cybernétique.

Cette initiative faisait partie des programmes mis en place par l’Eglise Adventiste pour la Journée de Prévention Contre les Abus, qui a lieu, en principe, chaque 4ème samedi du mois d’Août. Cette campagne a été mise en place par le Comité Exécutif de la dénomination en 2001.

Les dirigeants de l’Eglise Mondiale ont lancé cette initiative, ayant constaté que les violences domestiques et les abus sexuels avaient cours dans les foyers chrétiens à un rythme identique à celui de la population générale. La première étape dans la lutte contre les abus commençait, selon eux, par la sensibilisation et l’éducation.

Cette campagne mise en place par l’Eglise Adventiste Mondiale a connu divers degrés de succès dépendant de la région du monde où elle était menée ou de la congrégation.

En 2009, Adventist News Network avait laissé entendre dans un reportage que plusieurs dirigeants et plusieurs congrégations locales n’avaient toujours pas entendu parler de cette initiative, alors que dans d’autres régions, les hauts dirigeants officiels de l’Eglise encourageaient chaque congrégation  se trouvant au sein de leur territoire à mener des campagnes de prévention contre les abus.

« Beaucoup de régions du globe ont utilisé cette initiative pour en faire une de leur journée d’évangélisation la plus efficace, » a déclaré Raquel Arrais, directrice associée au département du Ministère auprès des femmes (Mifem) au niveau de l’Eglise Mondiale.

Au cours des dernières années, l’Eglise Adventiste a également développée des initiatives similaires. En 2009, l’Eglise a lancé en partenariat avec ADRA, la campagne « EndItNow », qui avait pour but de combattre la violence à l’encontre des femmes. De plus, Adventist Risk Management, l’année dernière, a dévoilé « The Seven Campaign » qui avait pour but d’aider à sensibiliser pour ainsi réduire les abus dont sont victimes les enfants.

La Division Sud-Américaine est une des régions qui a continué à mettre l’emphase sur la journée consacrée à la prévention depuis son lancement en 2001, très souvent de manière coordonnée et à grande échelle. Les campagnes locales sont souvent dramatiques et attirent l’attention des agences de presse connues.

La campagne locale « Breaking The Silence » de cette année a été reprise par les organes de presse de plus d’une douzaine de villes, à l’instar de l’Agence France-Presse, Globo TV et le journal qui circule le plus en Uruguay, El Pais.

A Montevideo, en Uruguay, une chaine de télévision a retransmis en direct une manifestation où 500 adventistes, debout aux intersections,  du scotch aux lèvres, démontraient leur soutien à ceux qui étaient victimes d’abus mais qui appréhendaient à se faire connaître.

Le président de la Division Sud-Américaine, Erton Kohler, a déclaré qu’il était convaincu que l’Eglise Adventiste devait continuer à évoquer ce sujet, et ne pas se contenter d’attendre cette journée spéciale pour le faire.

Un événement à l’année ne va pas produire beaucoup de résultats, par contre entamer un processus de projets, de publications et d’autres formes de publicité  récurrents, pour dénoncer le côté terrible des abus et la façon de les prévenir, aura plus de résultats.
En fait, dans l’état de Rio Grande do Sul, dans le sud du Brésil, plusieurs marches « Breaking The Silence » ont eu lieu en Avril et en Mai.

« La participation des membres est stratégique car les problèmes surgissent non seulement au sein des familles hors de l’Eglise, mais également au sein de celles formant partie de l’Eglise, » a déclaré Kohler.

La campagne de cette année s’est faite en partenariat avec les hauts dirigeants du gouvernement que ce soit au niveau fédéral ou municipal.

La Ministre de la Femme au Pérou, Ana Jara Velasquez, s’est jointe aux dirigeants des départements du Ministère auprès des Femmes, la semaine dernière, pour une de ces campagne.

Dans l’état de Goias au Brésil, la secrétaire de la Sécurité Publique, Renata Sheim, a déclaré au cours d’une de ces campagnes, « Cette violence nous préoccupe tous et en tant que représentante du gouvernement de Goias, je suis ravie d’apprendre que l’Eglise Adventiste du 7ème Jour a un projet visant à prévenir la violence qui associé à ceux du gouvernement aideront à décourager la violence. »

A Piraquara, Parana, au Brésil, des causeries ont été données dans deux écoles, attirant environ 2500 élèves.

« A piraquara, nous avons constaté plusieurs cas d’abus sexuels, » a déclaré Joslaine Beninca,  enseignante au sein du collège d’état  Dr. Gilberto Alves do Nascimento. « Ces causeries nous ont aidé à identifier certains cas, car nous avons été témoin de la réaction d’étudiants ayant besoin d’aide.

Les adventistes ont distribué des milliers de pamphlets sur les places, les squares et dans les centres commerciaux, traitant du sujet des abus et des méthodes de prévention. Dans la ville de Aparecida de Goiania, les adventistes se sont fait aider par des musiciens et ont proposé des massages pour attirer les clients vers leur échoppe où étaient entreposées les ressources et où l’on pouvait bénéficier de conseils de psychologues professionnels. Après avoir bénéficié d’un massage assis, la propriétaire d’une boutique avoisinante, Marilda Oliveira a déclaré « On m’a expliqué quelle était la démarche à entreprendre si d’aventures j’étais victime d’abus ou de violence ou quels étaient les conseils à prodiguer si jamais je rencontrais quelqu’un étant dans cette situation.

« Je n’avais jamais vu un tel projet, » a-t-elle déclaré.

-- reportages de Fernanda Beatriz, Veronica Korsun, Leonardo Leite, Tatiane Lopes, Bianca Lorini, Francis Matos, Oscar Nunez, Ansel Oliver, Luzia Paula, Liane Prestes et Marcio Tonetti

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