Actualités

Le médecin est dans la place

Le médecin est dans la place

Dr. Peter Landless is the Adventist world church's new director of Health Ministries. The position helps chart the course of health promotion within the denomination and, increasingly with other organizations as the church increases its partnerships.

Le nouveau directeur du département du ministère de la santé continue la promotion publique du style de vie adventiste

October 03, 2013 | Silver Spring, Maryland, Etats-Unis | Ansel Oliver/ANN

L’Eglise Adventiste du 7ème Jour  se voit offrir de plus en plus d’opportunités pour promouvoir son message sanitaire, un message qui a fait des adventistes un groupe dont la longévité a été le plus à l’étude, a déclaré le Dr. Peter Landless.

Pour cet homme de 63 ans, originaire de l’Afrique du Sud, promouvoir ce message devrait impliquer une approche  équilibrée et empreinte de grâce ; propos recueillis lors d’une interview qui s’est faite dans son bureau.

Ce cardiologue, professeur d’université à une certaine époque et missionnaire de longue date, a brossé un bref récapitulatif de son parcours professionnel qui a failli prendre fin prématurément au cours d’un accident sur des mines alors qu’il servait en tant que médecin, non-combattant au sein de l’armée sud-africaine, en 1979. De cet incident, il a gardé quelques cicatrices et un doigt endommagé. Il déclare qu’il a « été sauvé pour servir. »

Landless est devenu le directeur du département du ministère de la santé dans le courant de ce mois, succédant ainsi au Dr. Allan Handysides, qui a annoncé qu’il prenait sa retraite en Avril dernier. Cette fonction comprend la mise en place d’une charte pour promouvoir tout ce qui touche à la santé au sein de cette dénomination protestante internationale, ainsi qu’avec les agences sanitaires publiques et gouvernementales qui collaborent de plus en plus avec l’Eglise. Ce département supervise également, parfois à titre consultatif, le développement et la gestion des hôpitaux et des cliniques adventistes du monde entier.

Le style de vie sain préconisé par la dénomination, impliquant une alimentation végétarienne, la non-ingestion d’alcool et de tabac et le repos sabbatique, a été largement repris dans des magazines et des livres. Au cours des ans, de nombreuses organisations ont adoptées le cursus sanitaire adventiste pour en faire leur formation sanitaire officielle.

A présent, selon Landless, l’Eglise Adventiste a de nouvelles opportunités pour promouvoir publiquement son message sanitaire , obtenant ainsi la chance de servir, dans les coulisses, les gouvernements. Il ne veut pas nommer les pays concernés, mais confie « Il y a des opportunités qui s’offrent à nous dans certains pays, qui défient l’imagination ! »

Et d’ajouter « C’est un privilège extraordinaire que nous acceptons avec humilité, que de pouvoir être là où nous sommes, en ce moment. » Les raisons pour éprouver de la reconnaissance sont multiples, déclare-t-il.  En voici quelques -unes :

L’Etude Adventiste sur la Santé, phase 2, qui est menée par l’école médicale phare de la dénomination, l’Université de Loma Linda et qui est financée partiellement par les Instituts Nationaux de Santé, continuent à générer davantage de publicité. Les toutes dernières découvertes ont été rapportées dans les meilleures agences de presse du monde entier.

L’année prochaine, l’Eglise compte ouvrir sa 6ème école médicale, aux Philippines. Récemment, la dénomination a également ouverte deux nouvelles écoles dans des pays, économiquement émergeants, notamment le Nigéria et le Pérou. L’ouverture d’une autre école est envisagée en Afrique.

La semaine prochaine, le département santé de la dénomination et l’Association Pastorale vont dévoiler l’initiative présidentielle de l’Eglise Adventiste pour un ministère sanitaire plus efficace, à l’occasion du Conseil Annuel, la rencontre du Comité Exécutif qui se tiendra au QG de l’Eglise Mondiale.

L’année prochaine, l’Eglise va lancer sa tout dernière version de « Breathe Free » qui est une version remise au goût du jour, d’un plan pour cesser de fumer, qui datait des années 50. Cette version révisée, a été retravaillée avec l’aide de l’Université des Emirats Arabes Unis et de l’Université Adventiste de Loma Linda.

L’année prochaine, l’Eglise va de nouveau rencontrer l’OMS à Genève pour continuer une collaboration officielle afin de mettre en place les objectifs des Nations Unies dans le cadre du « UN Millenium Development Goals. En 2009, l’Eglise Adventiste est devenue la première dénomination à collaborer avec l’OMS quand cette agence des Nations-Unies s’est mise à rechercher de l’aide auprès des organisations confessionnelles.

Landless déclare que le message de l’Eglise en ce qui concerne la santé devrait toujours avoir un fondement biblique et s’accorder avec les écrits d’Ellen White, une des co-fondatrices de la dénomination, qui s’est éteinte en 1915. Ce fut White qui la première encouragea l’Eglise à faire de la santé une des parties intégrantes de ses pratiques et de son ministère public.

« Nous devons laisser au premier plan de la vision de l’Eglise, ce message sanitaire équilibrée et empreint de grâce, qui révèle l’amour de Dieu pour un monde brisé, » a-t-il dit.

Landless a fréquenté l’école médicale de l’Université de Witwatersrand et a été l’éditeur du journal de l’école, The Leech. Son épouse, Ros, et lui-même ont servi en tant que missionnaires au Lesotho, un pays au sein de l’Afrique du Sud, de 1976 à 1987.

En 1977, il a été enrôlé au sein du Service National sud-africain en tant que non-combattant, refusant de porter une arme et de travailler le samedi, jour du sabbat biblique observé par les adventistes. Il assurait la gestion d’une clinique, à l’intention des nécessiteux, dans le sud-ouest de l’Afrique, le long de ce qui est à présent la frontière entre l’Angola et la Namibie,  6 fois par semaine.

Au cours d’une journée pluvieuse, propice aux embuscades, le véhicule qu’il conduisant est entré sur un champ de mines fraîchement plantées, alors qu’il s’en revenait d’une visite médicale auprès d’un enfant. Il était accompagné d’un chauffeur, d’un garde du corps et de deux ingénieurs. Ils ont été projetés à 100 mètres du véhicule. Le chauffeur a rendu l’âme 11 jours plus tard.

« Etre sauvé de cette façon, m’est resté en mémoire et m’a poussé à servir, » a déclaré Landless. « Souvent les gens s’exclament en disant « Que fait un cardiologue avec tant d’expérience et qui pourrait gagner des millions, ici ? ». Je m’empresse de leur répondre : « C’est parce que nous avons été sauvé afin de pouvoir servir, et c’est un des plus grands privilèges de notre existence que de pouvoir le faire. »

En 1980, il a été décoré de la médaille  militaire, Southern Cross, qui était la première à être décernée à un officier médical du Service National.

Un peu plus tard, au cours de la même année, il a été consacré en tant que pasteur, un événement qui vous oriente, dit-il. « Accepter cette consécration, ne fait pas de vous quelqu’un de spécial. Cela vous met tout simplement, totalement, au service de Dieu. »

Dans les années qui ont suivi, il a travaillé en tant que principal d’un cabinet médical familial, se spécialisant en cardiologie et assumant le poste de directeur adjoint du département de cardiologie, de l’hôpital de Johannesburg. Il a eu le privilège de faire partie de l’équipe de cardiologie du président Nelson Mandela de 1993 à 1995. Aux Etats-Unis, il est reconnu dans la branche de cardiologie nucléaire et il est membre du Collège de Cardiologie des Etats-Unis.

En 2000, il a été élu au poste de directeur associé du département santé de l’Eglise Adventiste Mondiale. Depuis, il  a été le co-auteur de centaines de  documents et de colonnes avec Handysides et a fait du lobbying auprès de nombreux gouvernements en faveur de la Commission Internationale pour la prévention d’Alcool, au nom de l’Eglise.

Landless met un point d’honneur à faire ressortir le lobbying de longue date accompli par Handysides qui préconisait le lancement d’un ministère à l’intention de ceux atteints du SIDA et du VIH, sur le continent africain, où résident plus de 40% des membres de la dénomination. Le ministère Adventiste International en faveur des sidéens et des séropositifs a fêté ses dix ans d’existence cette année.

« L’Eglise Mondiale a une grande dette de gratitude envers lui, » déclare-t-il. « Je pense ce que je dis, je ne me contente pas de faire l’éloge d’un prédécesseur. Cela faisait longtemps qu’il encourageait l’Eglise à fonder ce ministère qui a aidé à changer la vie de dizaines de milliers de personnes vulnérables. Ils auraient vécu comme des parias et certains ne seraient mêmes plus de ce monde. »

Landless a ajouté qu’il continuerait à honorer l’appel lancé par Handysides  pour un ministère sanitaire équilibré et pour des collaborations avec d’autres organisations, à travers lesquelles les adventistes pourraient répandre encore plus leur message pour un style de vie sain. 

Retour à la liste