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Le service officiel d’actualités de l’Eglise Adventiste du Septième Jour

Le point de vue de l’Eglise en ce qui concerne les gays et lesbiennes réajusté afin que l’emphase soit mis sur la compassion

Les déclarations officielles mises à jour et modifiées afin de refléter la position biblique

Le point de vue de l’Eglise en ce qui concerne les gays et lesbiennes réajusté afin que l’emphase soit mis sur la compassion

Le vice-président de l’Eglise Adventiste, Ben Schoun, à gauche présidant la session administrative du matin, le mercredi 17 Octobre, alors que les délégués du Conseil Annuel discutaient les changements proposés quant à la déclaration de l’Eglise sur l’homosexualité. Il a été rejoint sur la plate-forme par G. Alexander Bryant, secrétaire associé et Tamara Boward, la secrétaire chargée de prendre les notes.

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Les déclarations officielles mises à jour et modifiées afin de refléter la position biblique


Mercredi, l’Eglise Adventiste du Septième Jour a réaffirmé sa position contre les activités homosexuelles et le mariage entre personnes du même sexe, mais a néanmoins adouci sa déclaration en ce qui concerne sa position afin d’y ajouter un paragraphe où il est question de faire montre de compassion envers les gays et lesbiennes.

La déclaration de politique qui fait une demi-page a été approuvée par la majorité avec plus de 200 pasteurs, de membres laïcs et d’autres employés de la dénomination, qui s’étaient réunis pour assister au comité exécutif final de ce Conseil Annuel de 2012 qui s’est tenu dans les locaux du QG de l’Eglise Adventiste Mondiale à Silver Spring, dans le Maryland , aux Etats-Unis , et qui ont voté à main levée pour signifier leur approbation.

Les dirigeants d’églises ont déclaré que la déclaration originale qui a été élaborée en 1999, était claire et était basée sur les enseignements bibliques. Ils ont choisi de remettre à jour le document pour relayer le message que l’Eglise n’accepte pas les pratiques homosexuelles, mais doit reconnaître qu’il y a un besoin d’exercer un ministère empreint de compassion en faveur des gays, a déclaré Pardon Mwansa, qui a présidé le comité qui a recommandé ce changement.

« Nous avons ressenti qu’il était nécessaire de conclure la déclaration par une phrase qui démontre que l’Eglise est partante pour faire preuve d’un esprit de compassion, à l’exemple du Christ, envers ceux qui pratiquent l’homosexualité, » a déclaré Mwansa, aux participants qui représentaient les dirigeants d’églises de 6 continents.

La déclaration, qui ne fournit aucune définition du mot compassion et qui ne donne aucune directive quant à la façon dont l’Eglise devrait traiter les homosexuels, a également été rééditée afin de démontrer de manière plus vigoureuse, que l’Eglise entend demeurer fidèle à l’Ecriture.

La phrase finale de ce document de trois paragraphes dit ceci à présent : « En tant que ses disciples, les adventistes du septième jour s’efforcent de suivre les instructions et l’exemple du Seigneur, en menant une vie où la compassion du Christ est présente et en lui demeurant fidèle. »

Aucun des délégués présents dans l’auditorium n’ont discuté à ce sujet avant de voter.

Mais un autre point à l’agenda, plus controversé celui-là, car il s’agissait du mariage entre personnes du même sexe, a déclenché des réactions plus passionnées, parfois axées sur le sujet lui-même et parfois sur les nuances grammaticales soulevées par un groupe qui a édité un article controversé.

Les dirigeants du comité ont déclaré qu’ils avaient choisi de revoir la déclaration sur le mariage entre personnes du même sexe afin d’amener la réflexion sur les tendances adoptées par la société, par exemple, la légalisation du mariage entre personnes du même sexe par certains gouvernements.

« L’institution du mariage et de la famille subit des attaques, » a déclaré Willie Oliver, un membre du comité traitant de la politique de l’Eglise et co-directeur du Département Famille pour l’Eglise Globale, citant une phrase qui fait à présent partie de la nouvelle déclaration.

La déclaration a aussi enlevé le terme « désordre » qui selon eux n’est plus d’actualité et l’ont remplacé par le terme « trouble » pour décrire l’homosexualité. Cette ligne dans le document de cinq paragraphes dit à présent ceci : L’Homosexualité est une manifestation de troubles et de rupture dans le domaine de l’inclination et des relations chez l’être humain, provoquée par l’entrée du péché dans le monde. »

Et tout comme le document sur l’homosexualité, le document sur le mariage entre personnes du même sexe s’efforce de relayer un message de compassion.

La version précédente disait ceci : « Nous croyons que toute personne, indépendamment de son orientation sexuelle, est un enfant de Dieu. » La nouvelle version dit ceci : « Nous croyons que toute personne, indépendamment de son orientation sexuelle, est aimé de Dieu. »

Un délégué venant d’Europe, a tenté d’amender la déclaration, afin d’enlever la phrase où il était fait mention que l’homosexualité était un « trouble », suggérant que l’Eglise soit plus sensible.

Sa proposition a été rejetée par une laïque de la Division Nord-Américaine, Gina Brown, et éventuellement par tout le corps. « Quoique plusieurs d’entre nous, ayons un membre de sa famille qui est homosexuel, nous comprenons le processus de pensée, nous les acceptons, nous les aimons, nous prenons soin d’eux, » a déclaré Brown. « Cependant, en tant qu’Eglise, nous devons prendre position pour ce qui est juste. »

Ekkehardt Mueller, directeur adjoint de l’institut de recherche biblique, a félicité le comité pour avoir inclus la phrase dans le document amendé où le lien entre l’homosexualité et l’entrée du péché dans le monde a été établi.

« Nous pensons que cela est nécessaire dans ce contexte, plus particulièrement aujourd’hui, vu que les homosexuels dénient toute notion de péché et préfèrent déclarer : « c’est la façon dont nous avons été créé. Dieu nous a créés de cette manière, donc nous avons le droit et le devoir de mener ce style de vie, donc je m’opposerai à cet amendement, » a déclaré Mueller.

Le thème de l’homosexualité et les problèmes liés au transgenre, a incité un délégué, en l’occurrence le président de l’Union Britannique, Ian Sweeney, à demander de l’aide, pour une situation à laquelle l’Eglise dans sa région, vient d’être confrontée.

« Nous avons eu un frère, qui voilà deux semaines est revenu à l’Eglise en tant que sœur. Légalement, sous la loi anglaise, il est considéré comme une sœur, après avoir subi les opérations. Je n’ai jamais eu ce genre de cas au cours de mon ministère, » a-til déclaré, en s’adressant aux membres du comité décidant de la politique à suivre. « Nous avons besoin d’aide pour ce cas précis. »

Sweeney n’a pas eu la réponse qu’il espérait, mais il est évident que l’Eglise devra à nouveau faire face à ce genre de situation, dans le futur.

« Nous avons reçu des requêtes d’autres champs mondiaux au sujet de telles situations au sein de leurs églises. Le manuel d’église ne dit pas grand-chose, en fait il ne dit quasiment rien, sur ce sujet, donc ce sont des problèmes que nous devons résoudre au sein du corps de l’Eglise, » a déclaré le vice-président de l’Eglise Adventiste, Ben Schoun, qui assumait également la fonction de vice-président du comité chargé d’élaborer la politique de l’Eglise.

« Peut-être que le comité pourra proposer des suggestions et une marche à suivre, » a déclaré Schoun.