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Les modifications suggérées en ce qui concerne le Manuel d’Église porteraient aussi sur la discipline

Le Comité Exécutif soumettra ces modifications à la session de la Conférence Générale de Juillet de l'année prochaine

Les modifications suggérées en ce qui concerne le Manuel d’Église porteraient aussi sur la discipline

Harald Wollan, is an associate secretary of the Adventist world church and secretary of the Church Manual Committee. Here he presents suggested revisions of the manual to delegates of Annual Council on Monday, October 13. [photo: Viviene Martinelli]

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Le Comité Exécutif soumettra ces modifications à la session de la Conférence Générale de Juillet de l'année prochaine


Les délégués au Conseil Annuel 2014, se sont mis d'accord pour apporter quelques modifications à certains chapitres du Manuel d’Église, dont l'ajout de nouveaux détails pour spécifier davantage les raisons pour lesquelles les membres d'église pourraient être disciplinés.

Les 13 raisons pour lesquelles un membre pourrait être discipliné, notamment un manque de loyauté envers l'église ou l'utilisation de la violence, n'ont pas changé. Mais la section se rapportant aux relations extra conjugales a été élargi pour inclure des définitions spécifiques quant à la conduite sexuelle.

La formulation actuelle de cette section affirme que les membres pourraient être disciplinés « pour violation du 7ème commandement, car il se rapporte à l'institution du mariage, au foyer chrétien et à la position biblique en ce qui concerne la conduite morale. »

Le comité a proposé de remplacer cette déclaration par celle-ci : « Violation du commandement divin qui dit ceci  « Tu ne commettras point d'adultère (Exode 20.14 ; Matthieu 5.28), car elle se rapporte à l'institution du mariage et au foyer chrétien ; aux normes bibliques  en ce qui concerne la conduite morale et toute intimité sexuelle en dehors du cadre conjugal ou une conduite sexuelle non consensuelle au sein du mariage, que ces actes soient légaux ou illégaux. De tels actes incluent mais ne sont pas limités à des abus sexuels commis sur des enfants mais aussi à l'encontre de personnes vulnérables. Le mariage est défini comme une relation publique, monogame, reconnue par la loi et hétérosexuelle, entre un homme et une femme . »

La quasi majorité des délégués ont adopté ces modifications hier. Ces révisions seront soumises sous formes de propositions à la session de la Conférence Générale de 2015, à San Antonio, au Texas.

La plupart des modifications apportées n'étaient en fait que de petits découpages.

Dans un chapitre, le mot désuet « ordonnance » a été enlevé de la description des cérémonies de Sainte-Cène, de lavement des pieds et de baptêmes. Un autre chapitre a ajouté le mot »discipleship »  pour bien faire comprendre que les églises locales devraient être plus focalisées sur la mission auprès de ses membres et de la communauté.

Une nouvelle section a été ajoutée afin de recommander que les comités d'église mettent en place un comité de finances, focalisé sur la mission  ou une structure similaire dont l'objectif serait de revoir le processus budgétaire.

De plus, la référence à la Société de Jeunesse Adventiste a été enlevée pour être remplacée par les Ministères de la Jeunesse Adventiste.

Mais les amendements proposés qui ont provoqués le plus de réactions chez les délégués se rapportaient à la formulation du passage spécifiant qui était habilité à prendre la parole devant la congrégation à partir de la chaire ; définissant clairement qu'un mariage se fait entre un homme et une femme ; et définissant les raisons pour lesquelles la discipline méritait d'être appliquée dans des cas d'immoralité sexuelle.

Quelques délégués ont protesté quand les mots « septième commandements » ont été enlevés de la section discipline et d'autres étaient d'avis que cette section  devaient être plus spécifique, nécessitant notamment un passage à propos des textos inappropriés.

La proposition concernant « les personnes  non autorisées » visait à enlever les détails disant qui à part les pasteurs détenant une lettre de créance pouvait prendre la parole du haut de la chaire. La proposition est aussi d'omettre une ligne qui spécifie que « les pasteurs ayant été démis du ministère, ne devraient pas pouvoir prêcher. »

La nouvelle formulation est comme suit « Uniquement les orateurs digne de confiance seront invités à prendre la parole du haut de la chaire conformément aux directives de la fédération. Les individus ayant été enlevés du registre d'église, ou les personnes n'ayant reçu aucune autorité de l'église, ne devraient pas avoir accès à la chaire. »

Le délégué Chester Clarke a quant à lui voulu savoir pourquoi le comité adoptait une position « qui semblerait vouloir changer une politique applicable dans le monde entier pour en appliquer une avec des normes et des directives variables. »

Harold Wollan, secrétaire de ce comité, a expliqué que ce changement permettait à l'église d'adhérer au manuel. « La plupart des laïcs ne reçoivent aucune lettre de créance, » a déclaré Wollan. « En fait, ce qui se passait jusqu'à présent était contraire au Manuel d’Église, raison pour laquelle nous avons voulu proposer une politique qui pourrait être appliquée par toutes les églises